Marie-Christine LE CANN

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Pendant longtemps la peinture n’a été pour moi qu’une super récré. Quelques moments de bonheur passés à rêver devant le travail des grands Maîtres dans les musées. Je m’appliquais à essayer de recopier mes tableaux préférés encore et encore.

Quelques moments de bonheur passés à rêver devant le travail des grands Maîtres dans les musées.
Je m’appliquais à essayer de recopier mes tableaux préférés encore et encore !
Dès que je le pouvais, je prenais mes pinceaux pour m’évader, mais jamais je n’aurais imaginé un jour exposer mon travail.

En 2004 , les opportunités de la vie m’ont guidée vers une formation de peintre en décors à la Chambre des métiers du Finistère, une façon merveilleuse pour moi d’acquérir toutes les techniques que je ne maîtrisais pas et là tout s’est enchaîné.

Les aléas de la vie qui nous font grandir plus vite que l’on ne voudrait, les questions que l’on se pose sur notre destinée. Quel est notre rôle ici-bas, notre place sur la ligne du temps qui passe ?

Et puis enfin la rencontre avec  la rouille, un peu comme une caresse sur mon cœur blessé, les peintures écaillées des vieux bateaux fatigués et mon imagination vagabondant au gré des formes et des couleurs chaudes faisant resurgir les âmes de ces épaves vers de nouveaux continents, de nouveaux destins.
Le désir et le sentiment de me dire que la vie est partout, surtout où on ne la voit pas, où on ne l’attend plus ! c’est  tout cela que j’essaie d’exprimer sur la toile.

2013 : Virage à 180° dans ma peinture grâce à ma rencontre avec le peintre de Lanester Dominique Haab-Camon.

J’ai le privilège de travailler avec lui depuis quelques mois. Sa grande expérience (40 ans de métier, ce n’est rien de le dire !!!...), m’a donnée l’occasion de prendre du recul sur mon travail, chose très difficile à réaliser lorsqu’on est seul dans son atelier face à ses toiles. Il m’a permis de comprendre que je n’étais pas obligée de tout exprimer en même temps dans une seule oeuvre.

Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis bavarde et probablement en peinture, je l’ai été aussi, un peu trop sans doute, d’où une certaine maladresse et exubérance, je l’avoue !

Il m’a donc appris à aérer mon travail et à reprendre ma respiration entre deux toiles. Il m’a également fait partager sa richesse culturelle et m’a permis de connaître et d’apprécier de nombreux maîtres de la peinture tels Zao Wou Ki, le père Kim en Joong ou Tchu Teh-Chun, sa passion pour Pierre Soulages et aussi de me plonger avec fascination dans le travail d’Henri Michaux, de Vincent Pimentel et encore bien d’autres.

Il m’a communiqué cette soif d’apprendre encore et encore,  de ne jamais se satisfaire  des acquits mais, au contraire, de toujours rester ouverte à l’accident, l’imprévu, la curiosité et l’échange, tant sur la technique picturale que sur le ressenti des émotions de notre quotidien.

Cela s’est fait (et se fait encore) au  cours  de longues discussions ou au contraire dans le silence et le travail, juste le bruit du couteau et du chiffon sur la toile.
C’est donc une Marie la Rouille renaissante qui expose aujourd’hui. Mais loin de moi l’idée de rejeter mon travail effectué auparavant. Bien au contraire,  ma quête de peintre est toujours la même, la rouille est toujours présente dans mes œuvres  et plus que jamais mise en valeur.

Il s’agit juste de l’évolution logique d’un peintre  et j’espère bien qu’il ne s’agit là que du commencement.


TECHNIQUE UTILISEE :

Jusqu’à la fin 2012, je travaillais essentiellement à l’acrylique sur enduit, dans lequel j’incorporais de la rouille, du bois et autres matériaux. Je finissais souvent mon travail avec un glacis à l’huile.Depuis 2014, l’acrylique n’est qu’un support de travail, c’est à l’huile que je m’applique à donner du relief et de la vie à mes toiles.